L'apprentissage du français dans le monde : état des lieux et tendances 2018
logo-FIPF
Logo-tv5-monde
Ifos_logo

IFOS est une plateforme de formation à distance lancée en janvier 2015  destinée à la professionnalisation des enseignants de français désirant se former ou améliorer leurs compétences dans l’élaboration d’un cours de français professionnel (tourisme, affaires, santé, diplomatie, etc.). Un dispositif qui permet de former les professeurs, d’élargir et renouveler les offres de cours, et de renforcer localement les liens avec le secteur économique et qui est porté par le MEAE, l’IF Paris, avec également l’appui du CLA et de TV5 Monde.

EV@LANG :
un outil non certifiant pour le positionnement

Ev@lang est un test proposé entièrement en ligne qui permet le positionnement en langue étrangère des candidats et/ou apprenants. Pensé pour les entreprises pour le réseau culturel français à l’étranger, pour les centres de formation en langues, il évalue les utilisateurs dans une ou plusieurs activités langagières: réception de l’oral, réception de l’écrit, grammaire/lexique, production écrite, production orale. Il détermine le niveau de façon précise et rapide, et il est actuellement disponible en français, en anglais et en arabe. Ev@lang a rapidement été adopté par des acteurs majeurs, avec près de 70 000 tests diffusés par 27 distributeurs partenaires auprès de plus de 110 structures en France et à l’étranger (organisations internationales, entreprises, Alliances françaises, Instituts français, administrations, agences…).

Certifications en français du TCF à la Sorbonne

Outil fad-fle.net
pour la formation des enseignants

Outils fad-fle.net pour la formation des enseignants

APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS : ÉTAT DES LIEUX ET TENDANCES EN 2018

L’apprentissage d’une langue recouvre des réalités différentes selon le statut que lui reconnaît un territoire donné. Et celui-ci diffère considérablement, même dans le cas des Etats et gouvernements membres, associés ou observateurs de la Francophonie :

  • première langue parlée ou « maternelle » ;
  • langue principale de la scolarisation  (comme dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne) ou « langue seconde » ;
  • langue parmi d’autres langues, utilisée dans l’enseignement secondaire ou  supérieur (comme en Afrique du Nord) ;
  • langue étrangère parmi d’autres, parfois proposée dans le cadre d’un enseignement précoce ou bilingue.

Compte tenu de ces différences majeures, la présentation des données collectées par l’Observatoire fait la distinction entre les statuts du français, tout en rassemblant  dans un même groupe les Etats et gouvernements de l’OIF, et distingue par ailleurs les apprenants de français langue étrangère (FLE) des apprenants scolarisés en français.

Collecte, analyse et restitution des données

La collecte qui a été réalisée auprès des représentants des pays de la Francophonie et des services culturels des postes diplomatiques français à l’étranger a permis de réunir des données actualisées concernant l’apprentissage du et en français pour 109 pays et territoires, dont 6 d’entre eux de façon lacunaire (leurs réponses n’ayant en effet donné des indications que sur un type ou un niveau d’enseignement -bilingue, enseignement supérieur, filières francophone- et donc pas permis de cerner la situation avec précision). Et plus de 40 pays qui n’ont pas fourni d’information se retrouvent malheureusement exclus du champ de l’observation (dont une dizaine sont des pays membres ou observateurs de la Francophonie).

Apprendre et enseigner le/en français

Concernant les établissements à enseignement français à l’étranger, le réseau des Alliances françaises et Instituts français, toutes les données sur les effectifs nous ont été communiquées, faisant apparaître un total légèrement supérieur à un million d’apprenants (dont environ 1/3 dans les établissements du réseau de l’Agence pour l’enseignement en français à l’étranger – AEFE).

Cette agrégation tient compte des effectifs enregistrés dans les Alliances et Instituts français, qui totalisent un peu moins de 2 % des apprenants de FLE, et de ceux des établissements à enseignement français qui ne représentent que 0,5 % des apprenants en français.

Un constat qui amène à relativiser le poids de ces acteurs de la diffusion du français, dont le rayonnement repose quasi exclusivement sur des logiques propres aux pays et sur leurs choix de politiques linguistiques et éducatives.

En agrégeant toutes les données collectées par pays, – tous niveaux d’enseignement confondus –, le nombre d’apprenants de FLE apparaît au moins égal à 51 millions d’individus, tandis que le nombre de ceux qui suivent un enseignement partiel ou total dans cette langue est d’au moins 81 millions.

REPARTITION EN % DU TOTAL DES APPRENANTS
EN FRANÇAIS EN 2018

Retrouvez ici les données 2014

REPARTITION EN % DU TOTAL DES APPRENANTS DE FRANÇAIS LANGUE ETRANGERE (FLE) EN 2018

Retrouvez ici les données 2014

Réseaux et outils pour la diffusion, la formation et la certification

Les acteurs francophones de la promotion de la langue française et des cultures francophones s’organisent et se fédèrent au sein de réseaux constitués autour de la Francophonie institutionnelle et de ses opérateurs, du réseau culturel français à l’étranger et de ses établissements scolaires homologués, des structures engagées dans la coopération éducative et linguistique en français (coopération belge, suisse, etc.) et des acteurs nationaux.

La mission d’enseignement du FLE et en français est cependant menée en premier lieu par les équipes pédagogiques et les enseignants des systèmes éducatifs nationaux, affiliés pour certains aux associations nationales des enseignants de français et à la FIPF (Fédération internationale des professeurs de français).

Les bureaux régionaux de l’OIF et de l’AUF et les relais présents dans les pays (instituts, centres régionaux, campus numériques francophones, CLAC…) coordonnent et articulent d’autre part la mise en oeuvre des programmes et activités déployés sur le terrain  aux côtés de leurs partenaires.

C’est à travers à travers ce maillage institutionnel et le concours des différents acteurs de l’expertise francophone et sur le terrain que des outils et dispositifs s’articulent, au service des besoins de formation des enseignants, des étudiants et des professionnels- notamment grâce aux facilités d’accès et d’échanges offertes par les nouvelles technologies et les réseaux sociaux-  et qu’une offre culturelle, de formations en français et de certifications est par ailleurs déployée à l’internationale au service des enseignants et des apprenants.

CLOM

LE CLOM « ENSEIGNER L’INTERCOMPRÉHENSION EN LANGUES ROMANES À UN JEUNE PUBLIC »
a été lancé par l’OIF en 2015, suite à l’adoption en 2012 de la Stratégie de la Francophonie numérique à l’horizon 2020. Il intègre non seulement une dimension linguistique mais également interculturelle de l’intercompréhension en langues romanes (incluant notamment la situation des créoles issus des langues romanes).

Forme de communication plurilingue où chacun comprend les langues des autres et s’exprime dans la ou les langue(s) qu’il maîtrise, l’intercompréhension instaure une équité dans le dialogue, tout en développant, à différents niveaux, la connaissance de langues dans lesquelles on a des compétences de réception et non de production. Elle offre donc également une autre approche pour l’apprentissage des langues, favorable au développement de compétences métalinguistiques, à l’autonomie de l’apprenant dans son apprentissage.

En 2018, les 3 sessions du CLOM ont déjà rassemblé plus de 4000 participants sur les 12000 inscrits, offrant aux lusophones, aux francophones et aux hispanophones des 5 continents un espace d’échange unique.

oif_go_further_icoPour aller plus loin…